Bonjour à tous,

Vous voudriez savoir ce qui s’est passé ce week-end ? La première course de la saison après plus de 6 mois enfermé dans un garage pour préparer une moto plus performante et la plus maniable ? Alors je ne vais pas vous faire tourner en rond, ni vous faire languir, il s’est passé quelque chose ce week-end, un moment important ! Je vous ai concentré tous les détails de ce week-end de course !

Essais qualificatifs :

C’est sous un temps clément que j’arrive vendredi matin sur le mythique circuit du Mans, la pression monte doucement.
J’observe avec attention les pilotes déjà en piste dans les autres catégories, je prend note des trajectoires, des positions. Détendu, je monte sur ma machine pour me familiariser avec le circuit et commencer à rechercher des sensations pour améliorer le comportement de la moto pour les essais qualificatifs du samedi. La moto se comporte très bien, et rapidement j’arrive à atteindre les 1″50, content mais pas satisfait de cette séance.
L’après midi, la piste à pris quelques degrés, je me relance pour cette deuxième séance et adopte un rythme de course : il faut boucler le maximum de tours pour valider la tenue des pneus et le comportement de ces derniers au fils des tours. Résultat concluant, tout se jouera demain, aux qualifications.

Qualifications :

C’est le couteau entre les dents que je me lance pour les qualifications, en effet, mes objectifs sont clairs, rouler dans le TOP 3, ambitieux, certes, mais réaliste. Pour cette séance, j’opte pour l’utilisation du nouveau Pirelli SC1, mais ce dernier a changé cette année, 7mm de plus, ce qui foncièrement change grandement la moto, elle est plus maniable mais je glisse beaucoup à la ré-accélération. Je ne décrocherai qu’un 1″49″400, me positionnant 4ème de ma catégorie.
L’après midi, j’ai beaucoup plus de mal à me lancer, j’atteins de nouveau ma performance du matin, mais ce n’est pas suffisant pour conserver ma place, je partirai 5ème du challenge 848.

Course #1 :

Nous y sommes ! La première course de la saison, et c’est sous un mix de pluie et de sec que nous partirons le matin, j’adopte le choix de la sécurité avec des pneus pluie, mais c’est au tour de formation que nous constatons tous avec stupeur que les trajectoires sont sèches … je rumine sous mon casque, me préparant à vivre une course sur le sec avec des pneus pluie … et voici comment ma course se déroula : 4 tours et mes pneus était littéralement ‘morts’. Je joue la carte ‘je reste sur mes roues’, et subis  les 8 tours restants … victime de mon choix, un choix que je pensais sécuritaire mais qui s’est révélé être une erreur. J’adopte la patience, ce qui n’est franchement pas mon fort. Je finis 7ème de ma catégorie, ma patience a porté ses fruits, je marque quelques points.

Course #2 :

Après la course désastreuse du matin, j’opte une ‘positive attitude’ pour l’après midi. Mais le temps fait de nouveau des siennes, et nous voilà de nouveau tous devant un dilemme, pneu ‘pluie’ ou ‘sec’ ?
Réellement frustré, j’indique à mon mécano que je partirai avec des pneus ‘sec’, et que je rentrerai au box si la pluie venait de nouveau à s’inviter, au vu de ma détermination, mon mécano s’exécute, me demandant tout de même au préalable ‘tu es sûr ?’, oui certain.
La piste est sèche, j’observe quelques traces d’humidité, durant les premiers tours, des écarts de trajectoire ne seront pas permis. Je prends le temps de bien me concentrer, et pour tout vous dire, je pars très ‘décontracté’ car je reste persuadé que la pluie s’invitera dans la course.
Me voici à ma place, sur la grille de départ, j’observe avec attention les feux rouges … et dans un vrombissement de twin, la meute s’élance pour cette seconde course ! Je fais un bon départ, me positionnant 4ème, je reste hésitant à m’imposer dans les premiers virages mais je me sens rapidement à l’aise dans les dépassements.
Le premier tour est bouclé, je suis 4ème, et j’observe mes concurrents, ma tactique est simple, augmenter mon rythme progressivement. Je suis dans le groupe de tête des 848 avec quelques ‘1000’, qui sont assez gênantes, utilisant leur puissance d’accélération sur ce circuit rapide. Je roule en 1″59 constant et je commence doucement ma remontée… au 4ème tours, j’observe les difficulté de la 99 partie avec un pneu pluie avant, à moi de jouer, je prends la 3ème place … mais la course n’est pas finie, il reste 8 tours !
Toujours dans le groupe de tête, j’observe le leader et le second, ils sont devant moi, mais j’attends patiemment, restant à leur trousse. Au 6ème tour, voilà qu’un concurrent part à la faute, j’évite la chute de justesse et laisse s’enfuir les 2 premiers … vexé d’avoir perdu 10 secondes dans cet incident de course, j’adopte un rythme soutenu.
Les chronos ne mentent pas. 1″48″500 à tous les tours, je récupère du terrain lentement, et j’observe chaque tours durant que je me rapproche du premier et deuxième.
Au 10ème tour, je m’offre le meilleur tours en course des 848, je prends quelques risques inutiles, mais rien n’y fait, je veux recoller au groupe de tête … gêné par quelques attardés en pneu pluie, je force énormément avec application. Nous sommes dans le dernier tour, j’arrive enfin à recoller le groupe, il ne reste que 2 virages … c’est trop court pour tenter une attaque … nous passons 1er, 2eme et 3ème la ligne d’arrivée dans la même seconde …
Je finis 3ème ! Quelle joie ! 3ème au Mans !!!

Je tiens à remercier Yohann Moto Sport -Yohann et Isabelle-, Ducati France, mes préparateurs Thierry et Sébastien, mon père, Thierry Capela et les organisateurs du Top Twin, les pilotes de la team ATYMS -Cédric, Ornella, Robin-, les mécano -Matthieu, Brice-, l’équipe, ainsi que toutes les personnes qui me soutiennent dans ce championnat.

A bientôt.